Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 03:36

SDC10539.JPGSe coucher tôt implique se lever tôt, c’est évident. Quand la boite de nuit ferma, vers six heures, j’étais déjà a moitie réveillé, Sylvie les yeux grands ouverts. Trois quarts d’heure plus tard, il était environ sept heures, nous décidâmes de franchir le cap et de nous…lever ! Incroyable vraie première journée en NZ, notre rythme futur en dépendait. Je descendis dans le salon du backpackers en premier, pour trouver notre tenancier énorme et visiblement d’origine Maorie en train de regarder Wales vs All Blacks en direct. C’est pour dire si je tombais a pic, il était a peine 8 heures du matin, il n’y avait personne, et déjà, un match de rugby ! Un peu d’internet en wifi, un muffin et un café plus loin, nous voilà partis en vadrouille. D’agence de location de voiture en agence de location de voiture, on se promène en direction de Parnell, quartier plus sympathique d’Auckland, un dimanche matin a 10h30, par un ciel mitigé et un vent tonique. L’idée est de comparer les prix, pour voir ce qu’il y a de mieux sur le marché. De la nous sommes arrives au musée d’Auckland, au beau milieu d’Auckland Domain, sorte de grand central parc aux arbres énormes et comprenant  une partie de l’hôpital, des terrains de sport et lieu de rassemblement des événements divers comme les feux d’artifice du nouvel an. Le musée en lui-meme est magnifique, très oriente des le départ sur la bi culturalité de la NZ : Maori et NZ. Les volcans, aussi, et plus globalement la nature, les plaques tectoniques, les animaux, les océans, etc. Il nous a semblé dès ce premier musée que d’une part les musées étaient très bien faits et extrêmement interactifs et pédagogiques, (on entre dans une maison sur vérins reproduisant un tremblement de terre) ; et que d’autre part le ministère de la culture de NZ cherche a diffuser une réputation ‘verte’ de la NZ, alors que plus on avance, et plus on se rend compte que la NZ n’est pas si verte que cela…SDC10550

Notre journée fut complétée par l’ascension (à pied) du Mont Eden, surplombant la ville, et de la Sky Tower (en ascenseur), ce qui procure des vues spectaculaires. De retour au backpackers, nous rencontrons Nicolas, un autre français qui vient de terminer un périple dans l’ile du Sud, qui nous relate ses aventures. Il nous conseille d’acheter un véhicule à Christchurch, et d’éviter les cars markets. Je lui propose notre futur véhicule de location, car il cherche à se rendre dans le Northland. Pas de problème. Nous nous rendons ensuite avec Sylvie au cinéma Imax pour regarder A Christmas Carol en 3D, une expérience assez unique je dois dire. Un verre plus loin, un deuxième Irish pub assez sympathique, et notre première journée très remplie s’achève sans réellement réfléchir trop au lendemain, si ce n’est une location de voiture (réservation par téléphone faite chez Quality Car et un voyage vers le Northland avec notre passager Nicolas).

 

Par James
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 03:24

 

08h25 heure locale Sylvie et moi avons atterri munis de notre bon vieux gros Boeing de la compagnie Korean Air, à Auckland, plus grande ville de Nouvelle-Zélande, située au Nord de l’ile du Nord, a cheval sur une péninsule. Fatigués, épuisés par deux fois douze heures de vol, avec une escale d’une heure à Seoul, notre seul carburant est l’excitation. L’excitation d’être enfin arrivés à terme de semaines d’attente, de réflexion et d’envie. Nous y étions, enfin. Le problème fut le fameux : et maintenant, quoi ? Heureusement, les douanes et les services de sécurité a l’arrivée nous ont donné amplement le temps de réfléchir à notre stratégie immédiate, puisque nous n’avons atteint l’air extérieur pour test de respiration de l’hémisphère sud qu’au bout d’une heure de queue et de fouille diverses. Une fois de retour dans le hall (après avoir regardé le ciel, c’est la même chose, ils ont un soleil et des nuages ici aussi), il fallait se rendre a l’évidence : nous n’avions aucune idée. Si, moi, une vague. Le centre d’information juste a cote du café dans l’aéroport. Assez important, près d’un groupe d’asiatiques assez disciplinés mais bruyants, sac à dos disproportionnés à leur pieds. Et tout d’un coup, la révélation : les flyers dans ce pays sont comme les ronds-points en France : partout, décorés, parfois percés, dans des présentoirs, jolis, ronds, rectangulaires, sur 8 pages, 4 pages, ou simples. Les flyers sont au voyageur solitaire une sorte de bout de papier rassurant, une publicité du possible provoquant excitation et l’envie. Le seul problème c’est qu’il n’y figure aucun prix. Dans ce modeste centre d’information de l’aéroport d’Auckland, tout y est : golf, voitures de location, saut a l’élastique, kayak, randonnée, sans oublier les 4 ou 5 classes sociales de logement : BBH (backpackers), YHA (auberges de jeunesse), B&B (Bed and Breakfast), Motels et enfin les Hôtels. Nous sommes des BBH’ers. Pas des vrais, parce que l’on ne porte pas nos sacs à dos sur le dos, mais sur des roulettes. Nous sommes donc des faux backpackers, ou des wheelpackers, si vous voulez. Au-delà de ca, mon attirance fut immédiate pour quelque chose de central, d’idéal, au cœur de la ville. Queens Street Backpackers, un coup de téléphone gratuit mis a disposition du client, et le tour était joué, nous avions une réservation approximative d’effectuée. Deux BBH cards en poche, qui nous permettent d’avoir des réductions dans tous les BBH du pays, le guide adéquat qui va avec, deux billets de bus pour le centre-ville, et nous voilà partis pour Auckland downtown (45 minutes, tout de même) sous un soleil léger, des nuages similaires aux nôtres européens et déjà si tôt une petite sensation de surréel. Ce samedi démarrait fort bien, notre fatigue atténuée je le disais plus haut par l’excitation. L’arrivée en ville fut tranquille, les modestes gratte-ciels nous regardaient de haut et déjà on repérait la désorganisation totale de cette ville, trop étendue, incompréhensible pour nous autres simples européens, amateurs de villes à arrondissements, ou à structures anciennes. Ici c’est à l’américaine : les tours business au milieu, les habitations autour. SDC10483Un mini Los Angeles, avec une Sky Tower reconnaissable de sa soucoupe volante au sommet, qui rappelle celle de Mars Attacks. Notre backpackers ne pouvait être plus central, vraiment au milieu, adjacent a la rue principale, Queens street. Il était 11 heures environ, nous avions notre chambre, notre premier endroit en Nouvelle-Zélande. Les tenanciers sont sympa,  l’accent Kiwi immédiatement reconnaissable. Un grand hall au premier étage sur rue, des cafés au-dessous, un bistrot pas loin, un petit shop juste a coté. Une promenade plus tard dans la ville, et il fallait se rendre a l’évidence : Auckland downtown est peuplée de touristes asiatiques, de restaurants américains KFC, Mc Donald’s, Burger King et de restaurants chinois ou noodle bars japonais, thaï ou plus globalement asiatiques, et de kebabs plus ou moins authentiques. Le reste est constitué de magasins de souvenirs, et de centre commerciaux, dont le fameux Skycity. Le port le plus proche est fréquenté par de très gros et beaux voiliers, qui bien sur est le symbole de la ville. Auckland est effectivement la city of sails, comme les voiles a l’extérieur de l’aéroport nous le rappellent des notre arrivée. Notre recherche était simple : manger quelque chose. La providence nous amena a trouver une bonne offre, et de l’agneau pour ma part, Sylvie du poisson. Welcome to New Zealand. Le soleil, une petite brise et nous voilà au pied des gratte-ciel et de la Sky Tower d’Auckland à manger de l’agneau et du poisson, à boire une Steinlager, bière du pays et du rouge de Hawkes Bay, une région viticole de NZ. Il est 14 heures. 15 heures. Le temps passe et le Jetlag commence à se faire sentir. Sylvie me dit qu’une sieste serait de rigueur. Je l’accompagne. Bilan, nous avons dormi jusqu'à 19 heures avant de se rendormir jusqu’au matin. Seule Sylvie fut perturbée par la boite de nuit au pied du backpackers. Pour ma part cette première nuit en Nouvelle-Zelande fut sage, car à partir de là nous allions structurer le reste du voyage. Les aventures commençaient.

Par James
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 03:10

 

Lors d’un voyage, le moins que l’on puisse faire, c’est s’informer sur le pays, la contrée ou la région que l’on compte visiter, en tous domaines : culture, sites, quoi faire, où aller. C’est ce que nous avons fait, nous avons planifié tout cela. Avant, il y eut le choix, et dans notre cas, la Nouvelle-Zélande s’est imposée à nous finalement assez naturellement, dans le cadre d’une discussion concertée, intelligente, réfléchie et structurée. Ce choix si particulier, je l’expliquerai ultérieurement. L’année scolaire 2009 s’étant achevée, nos contrats de travail de cet été terminés, il était logique de préparer quelque chose pour l’Automne. Quelque chose qui sorte de l’ordinaire, quelque chose de nouveau, de différent. Nous avons donc décidés de venir ici en Nouvelle-Zélande munis d’un visa vacances travail dans le but de voir autre chose, et surtout de quitter ce que nous connaissons bien trop déjà, à savoir la France, l’Europe. Le pays du long nuage blanc, ou Aotearoa, en Maori, était devenu pour nous une sorte de destination impossible, trop lointain pour l’atteindre, trop figuré pour devenir un sens propre.SDC10481.JPG Un des pays les plus a l’Est, le premier a voir le soleil, 12 heures de décalage avec Paris. C’est le pays du « Seigneur des Anneaux », et c’est aussi l’autre bout du monde. Les antipodes, vraiment. Le choix idéal. Notre préparation initiale incombait deux ou trois étapes, essentielles. D’une part, les billets, d’autre part, le visa, puis il y avait la préparation ; ou la stratégie, si stratégie il y a. Dans notre cas, je dirais que la stratégie la plus probable fut celle qui dicte les voyageurs de connaître leur destination le mieux possible. Guides de voyages, cartes routières, sites internet, mais aussi journaux quotidiens, cours du change, témoignages d’autres voyageurs…Toutes ces informations cruciales, je les ai récoltées pendant les semaines précédant notre départ. Tout cela est très utile, mais lorsque l’on arrive, on se rend compte combien ce que l’on avait imaginé est tout autre de la réalité, que cela soit en bien ou en mal. De ce qui concerne ce pays, je crois que tout ce que je croyais être vrai ou faux je pense m’être trompé ou alors très largement égaré. C’est très différent de ce que l’on imagine, et peut être alors peut-on dire que toute attente et toute question est inutile puisque l’on atteint la destination et l’on obtient un jour ou l’autre les réponses. Notre organisation fut alors inexistante : nous allions partir dans la surprise ; précisément pour créer l’étonnement, provoquer les faits, déconstruire ce que j’avais si soigneusement préparé, lu, appris, récolté. La Nouvelle-Zélande et notre périple allait être tout autre : il allait s’agir d’une aventure, d’un chemin : il faut le tracer alors que l’on marche, et non au préalable. Cet humble témoignage va tenter de raconter notre périple jusqu'à présent. Nous sommes lundi 14 Decembre 2009, cela fait 1 mois et 7 jours que nous sommes ici a Aotearoa.

Par James
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